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Les Filles du pasteur Muller

Eté 1869 en Alsace, au presbytère de Froeschwiller, village protestant. 
Elles sont trois, Frédérique, l'aînée, Lisbeth, la secrète, et Dorothée, la benjamine un peu frondeuse, soeurs unies et filles aimantes, bercées par un quotidien tranquille. Mais la mort soudaine d'Emilie, la mère, pilier de la famille, va compromettre leurs rêves de jeunes filles. Une autre tragédie se profile : en 1870, les Prussiens envahissent l'Alsace, puis la France. Pour Frédérique, Lisbeth et Dorothée, ces combats à leur porte sont un détonateur. Au fil de terribles épreuves, elles se révéleront sous un jour nouveau, prendront en main leur destin sans jamais trahir leurs valeurs, en dignes héritières du pasteur Christian Muller...
A partir de faits réels, Marie Kuhlmann a tissé la trame des destins forts et inoubliables des trois soeurs Muller, jeunes héroïnes à l'aube d'une conscience nouvelle.

Le Destin d’Honorine

Dans le haut Velay, au XIXe siècle, le roman d'une « Rastignac au féminin » dans l'univers de la dentelle. «Tout commença vraiment le jour où la jeune Henriette Feynerolles posséda un crayon.» En cachette des siens, une petite paysanne apprend seule à lire et à écrire. Mûrie trop vite au sein d'une fratrie de brutes, elle décide de s'arracher à la misère et de construire son destin. Au village d'Aubissoux, quand elles ne triment pas au champ, les femmes frottent au lavoir, ou font de la dentelle au carreau. A treize ans, médiocre ouvrière, Henriette sauve son rêve, devenir la reine de la dentelle, grâce à sa belle écriture. A Craponne, petite ville voisine, un fabricant de dentelle la recrute. Discrète, intelligente, patiente, elle va tout y découvrir, y compris la loi de la jungle. Une jeune femme ambitieuse entre deux mondes, celui des paysans pauvres qui l'a vue naître et celui de la bourgeoisie industrielle qu'elle veut intégrer. Mais le talent en affaires est-il suffisant ?

Au Bonheur du matin

Rosalinde, l'héroïne, vit à Orchies, capitale du pays de Pévèle. Elle a six ans quand éclate la Première Guerre mondiale. La ville est incendiée par les Allemands, et Rosalinde trouve refuge chez son grand-père qui habite un village voisin. C'est un homme sévère qui l'élève sans tendresse. Lorsqu'elle quitte l'école, elle travaille comme apiéceuse, un métier que beaucoup de femmes exerçaient à l'époque. Les années passent. Un ami d'enfance la demande en mariage, mais subitement arrive un grand amour qui bouleverse vie...Au bonheur du matin retrace une page de l'histoire du Nord de 1910 à 1930 : la Première Guerre mondiale, le dramatique incendie d'Orchies par les Allemands, les coutumes et les traditions du pays de Pévèle et la fabrication de la chicorée. 

Un bouquet de dentelles

Emmeline naît à la fin du 19e siècle dans un petit village du Cambrésis, dans le Nord. Les vicissitudes de la vie l'emmènent à Cambrai où elle exerce le métier de « roulotteuse ». Un drame survient. Elle trouve alors refuge à Caudry où elle sera raccommodeuse de dentelle. Dans la seconde partie, sa fille, Maxellende, travaille avec elle. Sa vie sera littéralement bouleversée par une rencontre qui fera resurgir un événement douloureux du passé...

La cense aux alouettes

Mélanie naît, quelques années avant 1900, dans une ferme - ou cense - du nord de la France. Son destin semble tout tracé. Comme sa mère, elle sera fermière. Elle passe une enfance heureuse entre ses parents, son grand-père qui l'adore et son petit frère Georges. Elle grandit en apprenant les travaux des champs, les soins aux animaux de la petite ferme familiale, la fierté du travail bien fait. Elle n'aime pas l'école qui l'arrache à cette nature qu'elle chérit tant. Mais, en 1914, un mois avant son mariage, la guerre lui ravit son fiancé. Le temps des épreuves commence pour elle et marque aussi, dès sa naissance, la vie de sa fille Pauline. Très vite, la fillette subit les brutalités de son beau-père. Mais elle a hérité de Mélanie le caractère courageux des gens du Nord et réussit, à force de volonté, à trouver sa plénitude. A travers le très beau portrait de deux femmes du Nord attachantes et émouvantes, fidèles reflets d'une région que Marie-Paul Armand continue à nous raconter pour notre plus grand bonheur, c'est l'évolution de tout un pays à laquelle nous sommes conviés. Nous assistons aux changements subis par le monde rural de l'après-guerre, au début du dépeuplement des campagnes et à la lutte des paysans pour que vivent leurs terres et pour que continuent à chanter les alouettes au-dessus de la ferme de Pauline et Mélanie.

La Maîtresse d’école

Céline naît en 1918 dans un petit village du Pas-de-Calais, au bord de la mer. Son père et son oncle sont pêcheurs. L'école est pour elle une révélation : plus tard, elle veut être institutrice. Son désir est mal accueilli par ses parents. C'est grâce à sa tante qu'elle pourra suivre des études et réaliser son rêve : " faire l'école ". Mais elle devra faire un choix difficile entre un amour très fort et sa carrière, source de difficultés mais aussi de vraies joies. Après la guerre, Céline donne le jour à une petite fille, Irène, à qui elle transmet sa vocation. Irène, elle, sera professeur de lycée. Les temps ont changé ; et si l'amour d'enseigner reste le même, Irène connaîtra une expérience différente de celle de sa mère. Mai 68 est là.

La courée

Dans le parler du Nord, la courée est, au milieu des maisons ouvrières, le coeur battant de la vie sociale. Les parents y bavardent, les enfants y jouent. C'est dans une courée que, dans la seconde moitié du XIXe siècle, la petite Constance - la narratrice - rencontre Frédéric et tisse avec lui de tendres liens que le destin va dénouer. Orpheline très tôt, Constance va, à quatorze ans, entrer en usine. C'est la filature, ses contraintes, ses servitudes, l'univers rude du monde du travail. Pour y échapper, elle épouse Bart, ouvrier comme elle. Est-ce le bonheur ? Charlotte, sa fille aînée, reprend le récit commencé par sa mère. Avec elle, le lecteur pénètre dans ce Nord de la fin du siècle, sans joie, en pleine crise, en pleine grisaille. Une grisaille que l'amour éclaire, que l'espoir réchauffe.

Le Pain rouge

La communauté paysanne mène une existence rude, harassée de labeur, accablée d'impôts, souvent menacée par les famines et les pillages. Mathilde a grandi dans la ferme familiale au coeur de cette humble paroisse de neuf cents âmes. En plus de ses corvées quotidiennes, elle doit subir les avances du fils du seigneur tout-puissant du village. Mais elle s'est promise à Blaise, le fils du charron. 
Bientôt la révolte gronde. Depuis Paris, un vent puissant souffle, chargé de colère. Des temps nouveaux s'annoncent et Mathilde aimerait croire en un monde meilleur pour elle et les siens...

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