Comment savoir si on vous ment ?

Un proverbe français dit :« Qui dit un mensonge en dit cent ».

Quand vous assurez à votre mère, qui a passé de longues heures en cuisine, que son rôti est délicieux alors que vous avez eu l’impression de mastiquer un élastique, c’est un mensonge. Mais un mensonge social. Au contraire, d’autres mensonges poursuivent un but beaucoup moins louable. Tromperie, escroquerie, manipulation… Certains ne se gênent pas de raconter des salades à leur seul profit. Ce sont ces mensonges-là, entre autres, qu’il devient très utile de savoir détecter.

menteur

 Comme la Nature est bien faite, le cerveau humain, inconsciemment assailli de scrupules, délivre un message corporel bien différent du message verbal. Des réactions quasi-imperceptibles mais que vous pouvez apprendre à décoder. Ces « signes » sont nombreux et affectent directement le comportement de l’individu qui tente de mentir. Et ce langage du corps s’interprète. C’est ce qu’on appelle la synergologie.

Voici quelques gestes susceptibles de trahir votre interlocuteur :

- Les trémoussements : Le menteur mal à l’aise affiche une tendance élevée au trémoussement et aux infimes changements de positions. Il se dandine, passe d’une jambe à l’autre, remue sur sa chaise, bref, ne tient pas en place. Si votre interlocuteur gigote comme une anguille, soit il a une envie pressante, soit il vous cache quelque chose.

- Les signaux du visage : Un menteur présente certaines incohérences faciales, il est victime de tics et de micro-expression. Ces mouvements très légers sont quasiment invisibles à l’oeil nu, et il faut de l’entraînement pour arriver à les détecter. Ainsi, les muscles du visage se contractent très légèrement, la fréquence de clignement des yeux augmente de manière significative, un rougissement apparait, etc.

- Les gestes des mains : Lorsqu’on parle normalement, on souligne naturellement nos propos par une gestuelle des mains. Mais lorsqu’on ment, on a tendance à diminuer les mouvements des mains le plus possible. On peut par exemple les glisser dans les poches, nous asseoir dessus, les placer dans le dos, les joindre et les laisser pendre, etc.

- Contraction et dilatation des pupilles (réflexe basique en ressentant une émotion négative).

- Expiration en fin de phrase (soupir de soulagement, façon de soulager sa conscience).

- Contact main/bouche.

- Contact main/nez.

- Frottement de l’œil.

- Salivation, transpiration, clignement excessifs des yeux.

Attention, il ne faut pas interpréter ces signes de façon isolée. Chacun d’eux fait partie d’un processus d’analyse global. En clair, si vous parvenez à identifier deux ou trois de ces signaux combinés chez votre interlocuteur, il y a des chances pour qu’il ne dise pas la vérité.

Application pratique : si, en vous racontant sa soirée entre copines, votre petite amie expire en fin de phrase en se touchant la bouche, en se pinçant le nez, qu’elle est en nage et cligne des yeux de façon épileptique, alors oui, vous avez le droit de vous poser des questions.

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