Les lapins animaux les plus abandonnée l'été

Chaque année, des milliers d’animaux sont abandonnés. Les associations de protection animale se battent contre ce fléau en créant de grandes campagnes de communication pour montrer la barbarie de cet acte.

Dans la dernière campagne de 30 millions d’amis, nous voyons des chiens et des chats enfermés derrière des barreaux dans les refuges, mais combien de rongeurs et de NAC ? Aucun. Pourtant, ils sont également nombreux à être adoptés, puis abandonnés.

Le saviez-vous ? En France, les lapins sont les animaux les plus abandonnés

Abandonner un lapin, c’est aussi le condamner

"Les lapins vivent dans la nature ! Ce sont des animaux sauvages ! Ainsi, ce n’est pas grave si on les relâche, leur instinct prendra le dessus et ils s’en sortiront !"

FAUX, il est temps que ces réflexions cessent et que les mentalités changent. Abandonner un lapin dans la nature c’est, comme tout abandon, condamner l’animal à mourir de faim, de soif et à être pris en chasse par divers prédateurs.

Le lapin n’est pas plus capable de vivre si on le relâche que n’importe quel autre animal domestique. Les lapins sont nés et élevés en captivité (élevages ou animaleries) et demeurent des proies. Par conséquent, si on relâche un lapin domestique dans un milieu sauvage, il est fort probable que celui-ci ne sache ni se nourrir, ni s’hydrater, ni s’abriter, ni quels prédateurs craindre et comment les fuir. En un mot, le lapin risque d’y laisser sa vie.

Ceux qui survivent peuvent vite devenir une catastrophe écologique, dévastant certains des territoires. On ne peut relâcher n’importe quel animal dans n’importe quel milieu. L’abandon est donc un geste, tant pour l’animal que pour l’environnement, totalement irresponsable.

Le parc Josaphat, un parc peuplé de lapins abandonnés

A Bruxelles, le parc Josaphat est colonisé par endroits par de nombreux lapins. Certains sont des lapins sauvages, d’autres sont des lapins nains domestiques abandonnés. "On en a trouvé dans les paddocks des ânes" raconte Ziad Chaabane, conservateur du parc.  "Les gens croient que dans un parc ils vont vivre tranquillement. Ce n’est pas vrai, ils ne sont pas faits pour ça. Les lapins sauvages du parc, oui, mais pas des lapins domestiques."

En effet, dans le parc bruxellois, il n’y a pas que les lapins qui peuplent la nature mais aussi tout un tas de prédateurs : renards, chats, chiens, rapaces, etc. L’été devient pour eux, un vrai buffet à volonté.

Pour protéger ces pauvres créatures, Ziad Chaabane a conçu un enclos, mais celui-ci se gonfle et le conservateur exaspéré ne demande qu’une chose, que les abandons cessent : "On essaye de les donner ou de voir comment trouver une solution. On ne peut pas les garder, parce que si on les garde, on ne va pas s'en sortir".

Ainsi, si vous êtes à Bruxelles et que vous souhaitez adopter un petit lapin, n’hésitez pas à aller faire un tour du côté du parc Josaphat où de nombreux lapins abandonnés attendent de retrouver un foyer !

 

Par Caroline Volckmann

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